Ni l'infâme effroi de la douleur,
On se souvient du bruit des armes
Et du goût amer de la ranc½ur.
On n'oublie pas la haine
Ni l'atroce sentiment de peur,
On se souvient toujours de la peine
Et du regard qu'entraîne l'horreur.
On n'oublie pas la colère
En commençant par la sienne,
On se souvient des nos prières
Quand elles nous ramènent à nos chaînes.
On n'oublie jamais la pitié
Surtout quand on l'engendre,
On se souvient de l'épée affilée
Quand elle est prête à nous fendre.
On n'oublie jamais quoi que ce soit
Ca se range dans nos mémoires,
Un peu comme la foi
Nous donne la force de croire.
